Comment fais-tu pour gérer les rumeurs, tu sors encore un double album, ça va surenchérir les ragots, les mauvaises langues.
Rohff : Je fais comme d'hab, j'ignore, je calcule pas. T'entends rien, t'avances. Moi je sors pas de mon studio, j'écris je pose, j'écris je pose, je vais produire les petits...
Mais on sent quand même quand tu fais de l'égotrip que tu rentres dans la bataille.
Rohff : Ouais bien sûr, faut remettre les choses à leur place. Moi de toute façon j'ai pas changé, j'ai toujours été arrogant et j'ai toujours eu la rime offensive. C'est comme ça, Rohff catastrohff !! On dit aujourd'hui « ouais Rohff il est arrogant, Rohff ceci, Rohff cela ». Rohff il a commencé comme ça, il reste comme ça ! Il se trouve que l'égotrip je l'avais un peu délaissé, mon album précédent c'était plus thématique, je voulais montrer aux gens que je savais écrire. Et j'avais des thèmes à aborder, des trucs qui me tenaient à c½ur. Et voila, j'ai repris ma spécialité chose que plein de gens m'avaient reproché. On me disait « pourquoi tu fais pas comme avant ? » Et j'ai recommencé à reprendre mon délire.
Sur le premier cd, les beats sont plutôt lents alors que sur le second c'est super hardcore et violent. On sent comme une monté en puissance dans l'organisation des morceaux.
Rohff : Ouais pour moi un album c'est comme un voyage, sur le premier cd t'as des morceaux hardcore mais subtiles, comme Génération Mac Gyver, La hass. C'est hardcore mais plus thématique. Le deuxième CD, y a aussi des thèmes, mais je pars plus en freestyle, c'est comme ça que j'ai monté mon truc, c'est pour faire voyager.
Au niveau challenge, ton flow évolue sans cesse, t'essaie des nouvelles choses.
Rohff : C'est pour ça que je te dis que y a pas de futur Rohff ! Moi c'est moi ! Ouais je change toujours, je rappe pas de la même manière, même ma voix elle change. Il est pas question que je fasse ce que j'ai déjà fait avant, sur ça je suis maniaque.
A l'époque de La fierté des nôtres, tu as dis que tu avais tellement de morceaux que tu pouvais sortir direct un nouvel album. Tu as repris ces morceaux pour Au delà de mes limites, tu en as fait quoi ?
Rohff : Non je les ai zappé, j'ai repris que quelques rimes. Là dis-toi que je pense déjà à mon prochain album ! Il y a des titres que j'ai déjà fait que j'ai mis à gauche. Il y a des titres que j'aime, d'autres que j'aime moins. Et je vais repartir pour Le code de l'horreur, mon prochain album. Je pense déjà aux thèmes, comment je vais poser, comment je vais l'aborder... C'est obligé de faire ça, faut toujours s'y prendre à l'avance.
Quand t'en finis un, t'es déjà dans le prochain.
Rohff : Ouai voila et ça me donne un nouveau souffle à chaque fois, une nouvelle inspiration. J'ai toujours envie de faire mieux. Bon là les gens vont forcément comparer cet album à La fierté des nôtres, parce qu'il est récent. C'est pour ça que je l'ai appelé Au-delà de mes limites, le fait d'enchaîner 30 morceaux, des titres mixtapes, des compilations... Je me suis imposé ce défis de faire un double album parce que j'ai kiffé l'expérience. Et fallait aller au-delà de ses limites. C'est plus personnel, je parle de plus de moi, je sentais que c'était le moment. Pour que les gens me connaissent mieux, sachent ce que je vais faire après et ce que j'ai fait avant. Il se trouve que là je suis frustré j'ai envie de faire un autre album !
En fait t'es jamais en manque d'inspiration. T'as jamais eu une panne ?
Rohff : Si mais en fait quand t'as une galère c'est quand t'as pas trouver un truc nouveau. Et là j'ai trouvé un truc nouveau, un nouveau grain, une nouvelle façon de rapper, d'écrire. Et je vais commencer à enregistrer un peu de temps en temps.
Tu as l'angoisse d'être détrôné, tu n'es jamais satisfait de toi même?
Rohff : Y a peut-être ça, et j'ai aussi toujours quelque chose à me prouver. Les gens m'ont fait comprendre que j'ai plus rien à prouver avec tous les freestyle 72 mesures que j'ai jamais posé sur des albums, juste comme ça pour la radio. Les freestyle, les morceaux longs sur le code de l'honneur. Le mec qui veut venir clash, j'ai un milliard de couplet pour lui. J'ai juste quelques chose à me prouver je sens que j'ai pas atteint un truc, j'y arrive pas. Par exemple là, j'écoute mon album, je repère mes défauts. Toi tu les verras pas mais moi oui, et ça m'énerve, ça m'empêche de dormir des fois. Le problème c'est que là je suis pas parti en vacances, j'ai 10 mois d'écart depuis ce double album, et là je sens que j'ai besoin de vacances. Des fois je me retrouve dans des endroits, des beaux cadres, des piscines, mais j'ai pas envie de plonger dedans, j'ai pas envie de m'amuser. Ca prend tout mon temps, c'est un peu frustrant, des fois j'étais blazé, t'as envie de rentrer en studio et de poser, comme si t'avais le feu aux fesses. Alors que rien ne me presse mais je sais pas, chez moi c'est comme ça, c'est comme une maladie. Des fois je suis chez moi, à 5 heures du matin je cogite à une rime, je me dis « putain merde j'aurais dû dire ça ! ». Je suis pressé qu'il soit 10 heures du matin pour aller corriger au studio. Je dors pas ! Sinon je me lève et j'écris.
Et sur ta pochette, tu t'assois sur la France.
Rohff : Ouais au début j'étais super inquiet sur l'idée. Je me disais faut que je m'assois sur la France, c'était facile à dire mais pour le représenter faut bien le faire. Et puis ça veut dire des choses aussi. Parce que maintenant je regarde quand je suis assis sur l'arc de triomphe, on dirait que je suis assis sur un pot comme un petit gamin qui va faire pipi. Quand je regarde l'arc de triomphe, c'est tout petit !! Mais la France c'est un peu osé, ça veut dire des choses. Que je fais des tournées etc...
Mais la prochaine fois tu vas t'asseoir où ?
Rohff : Je m'asseirai pas, je ferai une pochette sans photo sans rien. Avec en rouge Code de l'horreur, avec un dvd, j'ai jamais fait ça. Mais ce sera pas un double album. De toute façon il faut proposer du pur son aux gens, tu ramènes des nouveautés, sans vice sans rien derrière, du pur rap. J'ai pas besoin d'un dvd pour vendre.
Rohff : Je fais comme d'hab, j'ignore, je calcule pas. T'entends rien, t'avances. Moi je sors pas de mon studio, j'écris je pose, j'écris je pose, je vais produire les petits...
Mais on sent quand même quand tu fais de l'égotrip que tu rentres dans la bataille.
Rohff : Ouais bien sûr, faut remettre les choses à leur place. Moi de toute façon j'ai pas changé, j'ai toujours été arrogant et j'ai toujours eu la rime offensive. C'est comme ça, Rohff catastrohff !! On dit aujourd'hui « ouais Rohff il est arrogant, Rohff ceci, Rohff cela ». Rohff il a commencé comme ça, il reste comme ça ! Il se trouve que l'égotrip je l'avais un peu délaissé, mon album précédent c'était plus thématique, je voulais montrer aux gens que je savais écrire. Et j'avais des thèmes à aborder, des trucs qui me tenaient à c½ur. Et voila, j'ai repris ma spécialité chose que plein de gens m'avaient reproché. On me disait « pourquoi tu fais pas comme avant ? » Et j'ai recommencé à reprendre mon délire.
Sur le premier cd, les beats sont plutôt lents alors que sur le second c'est super hardcore et violent. On sent comme une monté en puissance dans l'organisation des morceaux.
Rohff : Ouais pour moi un album c'est comme un voyage, sur le premier cd t'as des morceaux hardcore mais subtiles, comme Génération Mac Gyver, La hass. C'est hardcore mais plus thématique. Le deuxième CD, y a aussi des thèmes, mais je pars plus en freestyle, c'est comme ça que j'ai monté mon truc, c'est pour faire voyager.
Au niveau challenge, ton flow évolue sans cesse, t'essaie des nouvelles choses.
Rohff : C'est pour ça que je te dis que y a pas de futur Rohff ! Moi c'est moi ! Ouais je change toujours, je rappe pas de la même manière, même ma voix elle change. Il est pas question que je fasse ce que j'ai déjà fait avant, sur ça je suis maniaque.
A l'époque de La fierté des nôtres, tu as dis que tu avais tellement de morceaux que tu pouvais sortir direct un nouvel album. Tu as repris ces morceaux pour Au delà de mes limites, tu en as fait quoi ?
Rohff : Non je les ai zappé, j'ai repris que quelques rimes. Là dis-toi que je pense déjà à mon prochain album ! Il y a des titres que j'ai déjà fait que j'ai mis à gauche. Il y a des titres que j'aime, d'autres que j'aime moins. Et je vais repartir pour Le code de l'horreur, mon prochain album. Je pense déjà aux thèmes, comment je vais poser, comment je vais l'aborder... C'est obligé de faire ça, faut toujours s'y prendre à l'avance.
Quand t'en finis un, t'es déjà dans le prochain.
Rohff : Ouai voila et ça me donne un nouveau souffle à chaque fois, une nouvelle inspiration. J'ai toujours envie de faire mieux. Bon là les gens vont forcément comparer cet album à La fierté des nôtres, parce qu'il est récent. C'est pour ça que je l'ai appelé Au-delà de mes limites, le fait d'enchaîner 30 morceaux, des titres mixtapes, des compilations... Je me suis imposé ce défis de faire un double album parce que j'ai kiffé l'expérience. Et fallait aller au-delà de ses limites. C'est plus personnel, je parle de plus de moi, je sentais que c'était le moment. Pour que les gens me connaissent mieux, sachent ce que je vais faire après et ce que j'ai fait avant. Il se trouve que là je suis frustré j'ai envie de faire un autre album !
En fait t'es jamais en manque d'inspiration. T'as jamais eu une panne ?
Rohff : Si mais en fait quand t'as une galère c'est quand t'as pas trouver un truc nouveau. Et là j'ai trouvé un truc nouveau, un nouveau grain, une nouvelle façon de rapper, d'écrire. Et je vais commencer à enregistrer un peu de temps en temps.
Tu as l'angoisse d'être détrôné, tu n'es jamais satisfait de toi même?
Rohff : Y a peut-être ça, et j'ai aussi toujours quelque chose à me prouver. Les gens m'ont fait comprendre que j'ai plus rien à prouver avec tous les freestyle 72 mesures que j'ai jamais posé sur des albums, juste comme ça pour la radio. Les freestyle, les morceaux longs sur le code de l'honneur. Le mec qui veut venir clash, j'ai un milliard de couplet pour lui. J'ai juste quelques chose à me prouver je sens que j'ai pas atteint un truc, j'y arrive pas. Par exemple là, j'écoute mon album, je repère mes défauts. Toi tu les verras pas mais moi oui, et ça m'énerve, ça m'empêche de dormir des fois. Le problème c'est que là je suis pas parti en vacances, j'ai 10 mois d'écart depuis ce double album, et là je sens que j'ai besoin de vacances. Des fois je me retrouve dans des endroits, des beaux cadres, des piscines, mais j'ai pas envie de plonger dedans, j'ai pas envie de m'amuser. Ca prend tout mon temps, c'est un peu frustrant, des fois j'étais blazé, t'as envie de rentrer en studio et de poser, comme si t'avais le feu aux fesses. Alors que rien ne me presse mais je sais pas, chez moi c'est comme ça, c'est comme une maladie. Des fois je suis chez moi, à 5 heures du matin je cogite à une rime, je me dis « putain merde j'aurais dû dire ça ! ». Je suis pressé qu'il soit 10 heures du matin pour aller corriger au studio. Je dors pas ! Sinon je me lève et j'écris.
Et sur ta pochette, tu t'assois sur la France.
Rohff : Ouais au début j'étais super inquiet sur l'idée. Je me disais faut que je m'assois sur la France, c'était facile à dire mais pour le représenter faut bien le faire. Et puis ça veut dire des choses aussi. Parce que maintenant je regarde quand je suis assis sur l'arc de triomphe, on dirait que je suis assis sur un pot comme un petit gamin qui va faire pipi. Quand je regarde l'arc de triomphe, c'est tout petit !! Mais la France c'est un peu osé, ça veut dire des choses. Que je fais des tournées etc...
Mais la prochaine fois tu vas t'asseoir où ?
Rohff : Je m'asseirai pas, je ferai une pochette sans photo sans rien. Avec en rouge Code de l'horreur, avec un dvd, j'ai jamais fait ça. Mais ce sera pas un double album. De toute façon il faut proposer du pur son aux gens, tu ramènes des nouveautés, sans vice sans rien derrière, du pur rap. J'ai pas besoin d'un dvd pour vendre.
